Laurence Parisot veut un "volet économique" dans la conférence sociale

30/05/2012

L'Usine Nouvelle

La patronne du Medef a alerté le gouvernement lors de sa rencontre avec le Premier ministre le 29 mai sur "la fragilité du tissu économique".

"C'est un signal d'alarme que nous tirons, il faut être très prudent, très très attentif à ce qui pourrait être une augmentation du coût du travail", a déclaré à la presse Laurence Parisot.

Elle a indiqué avoir transmis au Premier ministre Jean-Marc Ayrault et aux quatre ministres présents à Matignon une liste d’indicateurs montrant notamment"la chute de rentabilité, la chute des possibilités de financement, bref la dégradation de la situation de nos entreprises".

S’appuyant sur cette liste, elle a réclamé la tenue d’un volet économique lors de la conférence sociale prévue pour juillet. "Un cadrage économique de la situation est nécessaire sur un certain nombre de réformes envisagées par le gouvernement, je pense notamment aux retraites", a-t-elle ajouté.

"ECOUTE, CONCERTATION, ÉCHANGE"

A l’instar des autres partenaires sociaux, elle a salué la concertation engagée avec le gouvernement, résumée en trois mots : "écoute, échange, concertation".

Elle a identifié des convergences de vue avec le gouvernement "sur ce diagnostic de la fragilité de la situation économique", "l'intérêt et la nécessité d'une initiative de croissance" et une "priorité" partagée: "l'emploi, l'emploi, l'emploi". La "priorité des priorités, c'est d'éviter au 2e semestre de cette année une augmentation des plans sociaux", a-t-elle martelé.

Elle a tout de même fait à nouveau part de son opposition à un coup de pouce du Smic, pourtant réaffirmé par le président de la République le soir même sur le plateau du journal télévisé de France 2.

Sur le rétablissement de la retraite à 60 ans pour les salariés ayant commencé très tôt, qui doit être arbitré par le gouvernement dans les deux semaines à venir, elle a précisé ses inquiétudes: "il y a un risque très sérieux sur les régimes complémentaires, notamment sur l'un d'entre eux (ndlr: l'Agirc) qui pourrait se retrouver en situation de faillite à l'horizon 2014-2015".


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