Compétitivité : Laurence Parisot veut lancer les négociations cette semaine
31/01/2012
L'Usine Nouvelle
Laurence Parisot s'apprête mardi à envoyer un courrier aux dirigeants des confédérations syndicales, pour leur demander de lancer des discussions rapidement. Elle y rapelle les objectifs définis dimanche par le Président de la République :"conclure, dans un délai de 2 mois, un accord national interprofessionnel, fixant la définition d'un cadre juridique approprié pour des accords de compétitivité-emploi".
Le Medef soutient ce projet de Nicolas Sarkozy : "dans le contexte économique actuel, qui se traduit par une grave dégradation de la situation de l'emploi, il ne nous paraît pas possible d'écarter une telle opportunité", estime Laurence Parisot. Son organisation compte donc lancer les discussions au plus vite avec les syndicats.
François Fillon a prévenu lundi les partenaires sociaux : en l'absence d'accord, à fin mars ou début avril, le gouvernement prendrait ses "responsabilités en déposant un projet de loi". Mais il a admis que cet éventuel projet, "compte-tenu du calendrier de session parlementaire, ne serait pas soumis au parlement" avant la présidentielle, dont le premier tour a lieu le 22 avril.
DES SYNDICATS PARTAGÉS
Ouverte à la discussions, la CFDT refuse toutefois la "précipitation". "La compétitivité ne peut se réduire à une approche uniquement du temps et du coût du travail, sans protection pour les salariés", estime la confédération.
Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, considère que la négociation à venir "sera très dure". Pour lui, ces accords font "sauter le verrou" de l'accord individuel du salarié préalable à toute modification de son contrat de travail. En effet, les ajustements seraient imposés collectivement après vote majoritaire des syndicats.
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