Nous avons encore beaucoup à faire ensemble

Cette page s’adresse à vous tous, qui vivez en France, qui êtes des hommes et des femmes amoureux de l’esprit d’entreprise et désireux de voir l’économie française retrouver le chemin de la prospérité. Avant le 1er Mai, j’aurai déposé officiellement ma candidature pour un deuxième mandat à la tête du Medef. Je voudrais vous dire ici pourquoi.
Depuis déjà cinq ans, nous travaillons à la tête du Medef. Comme au football, au rugby ou au handball, nous sommes une équipe. Nous avons connu ces moments forts qui unissent et qui soudent pour toujours. Nous avons partagé la fierté de marquer des buts, et plus souvent encore de bloquer à temps le ballon qui venait d’en face.
Nous sommes fiers de notre bilan.
Certes nous ne nous doutions pas, lorsque nous nous sommes mis au travail en juillet 2005, que la grande affaire de ce mandat allait être l’éthique. Face à des évènements aussi imprévus et inédits qu’inacceptables, nous avons forgé des réponses nouvelles, justes et avant-gardistes. Dans le champ des organisations syndicales et professionnelles, nous avons été les pionniers de la transparence financière et nous avons mis fin à des décennies de pratiques abusives, au risque de nous créer plus d’un ennemi.
Nous ne savions pas non plus que nous allions traverser la plus grave crise économique de l’Histoire depuis 1929. Mais avant même qu’elle ne révèle, aux yeux de tous, les excès des folles années 2000 et n’impose les exigences de la raison, nous avions dit non à la démesure, nous avions fait accepter par toutes les entreprises cotées un code de gouvernance pour recenser les critères d’une juste rémunération.
Et quand la crise se déchaîna, avec son cortège de tensions et de discordes prévisibles, le fil rouge de nos actions s’est imposé : garder le lien. Le lien entre les entreprises et leurs salariés en indemnisant mieux le chômage partiel et en favorisant son utilisation. Le lien entre le Medef et les principales organisations syndicales, en leur proposant d’ouvrir une négociation sur la gestion sociale des conséquences de la crise. Le lien entre les entrepreneurs d’un côté, les Administrations et le médiateur du crédit de l’autre, en créant 75 cellules de soutien aux TPE-PME. Le lien enfin des entreprises entre elles en développant grâce à la PME Attitude de nouvelles solidarités entre acteurs économiques.

Déjà cinq ans. Mais le temps a passé vite. Il est vrai que nous n’avons jamais levé le pied, que nous n’avons jamais cessé de défendre les intérêts des entreprises et l’espace du paritarisme, même si nous aurions voulu faire dix fois plus que ce que nous avons fait.
Nous avons écrit Besoin d’Air. Ce livre a imposé le débat économique dans la campagne présidentielle. Il est aussi à l’origine de décisions économiques majeures prises par le gouvernement : la réduction de l’ISF pour investissement dans une PME, le renforcement du crédit impôt-recherche, la réforme de la taxe professionnelle.
En cinq ans, nous avons aussi signé 17 accords interprofessionnels -du jamais vu !- dont deux s’inscriront dans l’Histoire : l’accord sur les nouveaux critères de représentativité syndicale ; et l’accord sur la rupture conventionnelle qui modernise d’un coup et le marché du travail, et la relation employé-employeur.
Nous avons métamorphosé l’image du patronat en encourageant à reproduire dans l’entreprise la diversité sociologique de notre pays et en nous impliquant dans la face sociétale de tous les enjeux d’aujourd’hui.
En même temps, nous n’avons cessé de porter haut les couleurs de l’entreprise française, de vouloir sa compétitivité et sa victoire.
Nous nous battons tous les jours pied à pied pour obtenir les réductions nécessaires des charges fiscales et sociales. Nous avons réussi à faire accepter le principe d’une baisse des cotisations assurance-chômage en cas de baisse du chômage. Nous avons obtenu que l’augmentation prévue des cotisations retraite soit repoussée. Tous les jours nous luttons et nous argumentons pour préserver la liberté d’action des chefs d’entreprise dans la conduite de leur entreprise.
Notre succès se mesure aussi à la diffusion de nos idées, sans qu’elles nous soient forcément attribuées. La politique économique de l’offre, véritable ossature du plan de relance, c’est nous !
Nous avons changé le patronat, il est devenu plus ouvert, plus visible, plus solidaire.
Nous avons contribué à changer la France, elle est devenue plus dynamique, plus présente dans le monde, plus consciente des défis à relever, plus réaliste.
Il faut continuer !

D’ores et déjà nous travaillons sur les thèmes suivants :

- Comprendre la société pour dessiner la suite
- Libérer l’entreprise et l’esprit d’entreprise
- Définir la stratégie économique et industrielle de la décennie 2010-2020
- Promouvoir une ambition européenne et internationale
- Transformer le dialogue social en construction sociale
- Ancrer le respect de l’homme au cœur de l’entreprise
- Vouloir le Medef 2.0 : unité, solidarité, modernité

Toutes vos suggestions sont les bienvenues !